« Detroit », de Kathryn Bigelow : Sadisme et répression
Dans Detroit, Kathryn Bigelow raconte l’insurrection des Noirs en 1967, à travers un épisode de violence policière extrême.
dans l’hebdo N° 1473 Acheter ce numéro

La ville de Detroit, en 1967, est le théâtre d’un énorme mouvement de révolte de la communauté noire. C’est le point de départ du film de Kathryn Bigelow, dont la première partie installe le contexte : celui de la ségrégation raciale, des violences policières, incessantes et impunies. Cette ouverture est cinématographiquement très forte, la cinéaste mêlant images d’archives, suite de tableaux du peintre noir Jacob Lawrence intitulée « Migration Series », et scènes fictionnelles. Sa caméra explore la ville, où la tension est maximale. Des scènes de pillage se greffent au mouvement insurrectionnel, d’autant que la puissance publique a déserté le terrain, laissant la place à la police et à l’armée.
Puis Kathryn Bigelow resserre la focale sur l’Algiers Motel, où un groupe d’amis noirs a la mauvaise idée de faire
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Grand Ciel », béton armé
Soderbergh : portrait de l’artiste en visionnaire
« Jusqu’à l’aube » : l’attention à l’autre