« Detroit », de Kathryn Bigelow : Sadisme et répression

Dans Detroit, Kathryn Bigelow raconte l’insurrection des Noirs en 1967, à travers un épisode de violence policière extrême.

Christophe Kantcheff  • 11 octobre 2017 abonné·es
« Detroit », de Kathryn Bigelow : Sadisme et répression
© photo : Francois Duhamel
https://youtu.be/EzFOH-zz40E

La ville de Detroit, en 1967, est le théâtre d’un énorme mouvement de révolte de la communauté noire. C’est le point de départ du film de Kathryn Bigelow, dont la première partie installe le contexte : celui de la ségrégation raciale, des violences policières, incessantes et impunies. Cette ouverture est cinématographiquement très forte, la cinéaste mêlant images d’archives, suite de tableaux du peintre noir Jacob Lawrence intitulée « Migration Series », et scènes fictionnelles. Sa caméra explore la ville, où la tension est maximale. Des scènes de pillage se greffent au mouvement insurrectionnel,

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes