Jean Rochefort, élégance suprême

Paradoxalement, l'acteur, qui s’est éteint ce 9 octobre, s’est imposé en grande figure du cinéma populaire.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Des moustaches, un port de tête altier, une voix chaude, et surtout une élégance, presque britannique, tirant vers la noblesse. Paradoxalement, Jean Rochefort, qui s’est éteint ce 9 octobre, à l’âge de 87 ans, s’est imposé en grande figure du cinéma populaire, d’abord dans les films de Philippe de Broca (Cartouche ; Le Diable par la queue), ensuite dans les diptyques d’Un éléphant ça trompe énormément et du Grand blond avec une chaussure noire, d’Yves Robert. Mais la filmographie de cet ancien élève du Conservatoire (avec Belmondo, Rich et Marielle), très exigeant au théâtre (Pinter, Giraudoux, Feydeau, Miller), faussement cynique et rêveur, demeure en réalité plus complexe, avec des rôles secondaires chez William Klein (Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?), Buñuel (Le Fantôme de la liberté), ou Chabrol (Les Innocents aux mains sales), et des premiers rôles chez Alain Cavalier (Un étrange voyage), ou chez Terry Gilliam dans son fameux projet avorté de Don Quichotte.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents