L’Orchestre en sursis

Pierrette Dupoyet livre le quotidien glaçant de ces musiciennes réquisitionnées à Auschwitz.

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« Il y a le temps d’avant Auschwitz et le temps d’après Auschwitz. » C’est par cette phrase que Pierrette Dupoyet entame son monologue de 1 h 15. Le regard perçant, la voix tantôt forte, tantôt empreinte d’émotion, elle livre le quotidien glaçant de ces musiciennes réquisitionnées, en charge d’accompagner de leur partition les déportées en partance pour le travail ou de jouer pour les SS du Beethoven et du Schubert. Avec la nécessité de réécrire les partitions au fil constant des décès des membres de l’orchestre, emportés par le typhus ou gazés pour une note bleue. Et l’harmonica remplacera un trombone ou un violon. Bouleversant.

L’Orchestre en sursis, au Théâtre de la Contrescarpe, Paris Ve, les 15-22-29 octobre, à 15 h. www.theatredelacontrescarpe.fr


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