Mon voisin le communard

L’enquête de Raphaël Meyssan sur la Commune se fonde sur des gravures, des archives et des témoignages, dont celui, bouleversant, de Victorine B.

C’est une enquête dans le passé. Le narrateur, qui vit de nos jours et s’exprime à la première personne, est sur les traces d’un homme, Lavalette, qui aurait habité dans sa rue au temps de la Commune. Ce « voisin » l’entraîne d’abord aux archives historiques de la Ville de Paris. Sur les planches de ce roman graphique, apparaît ce que voit le narrateur : gravures, plans, documents… Et quand il se met en scène au bistro avec des amis, tous sont représentés en habits d’époque. Dans Les Damnés de la commune, les personnages du présent se propulsent dans les quelques années qui ont précédé 1871. Le texte de la narration est inscrit dans de petits cartouches d’une rigueur d’architecte, couleur terre-de-Sienne. « J’essaye de -m’imaginer Paris il y a un siècle et demi. Le métro n’existe pas encore. Les voitures sont à cheval. Les rues sont éclairées au gaz. La tour Eiffel n’existe pas. Sur la butte Montmartre, pas de basilique mais un terrain vague. » Le texte de l’époque est sur fond blanc, cartouches ou bulles, car les gravures se mettent à parler : « C’est Lavalette à la tribune ? – D’ici, difficile de savoir. »

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