Un cadeau aux lobbys et aux évangéliques
La décision du président états-unien est d’abord motivée par des facteurs de politique intérieure, au mépris de toute considération géopolitique.
dans l’hebdo N° 1482 Acheter ce numéro

Chaque jour apporte son lot de déclarations troublantes à la Maison Blanche. Le mercredi 5 décembre, flanqué de son vice-président, Mike Pence, comme pour marquer la solennité du moment, Donald Trump a reconnu officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël et indiqué son intention de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la ville sainte. « Après plus de deux décennies d’exemptions, nous ne sommes plus proches d’un accord de paix durable entre Israël et les Palestiniens. Ce serait une folie d’assumer que répéter l’exacte même formule produirait un résultat différent ou meilleur », a-t-il déclaré.
La question du statut de Jérusalem est si épineuse dans la vie politique américaine que même les prédécesseurs républicains de Donald Trump ont préféré éviter de s’y frotter. En 1995, le président démocrate Bill Clinton a refusé de ratifier une loi adoptée par une très large majorité de démocrates et de républicains au Sénat et à la Chambre des Représentants, reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël et autorisant le transfert de
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