Condamnation de Lula : Une vengeance de classe

La machine judiciaire lancée contre Lula participe d’une opération de revanche lancée par l’élite économique et politique en 2016, avec la destitution de Dilma Rousseff.

Les outrances ne font pas peur à Grebran Neto, l’un des trois juges qui ont confirmé la condamnation de Lula en appel le 26 janvier. L’ex-président du Brésil (2002-2010) serait « l’un des principaux artisans, sinon le principal, d’un vaste réseau de corruption […] qui a fragilisé non seulement le fonctionnement de Petrobras mais de tout le processus politique du Brésil ». Évoqué : l’énorme système de pots-de-vin autour de la firme pétrolière nationale, qui mouille de nombreux politiques de premier plan et de tous bords.

La peine a été portée à 12 ans de prison pour des faits allégués de corruption passive et de blanchiment d’argent. Pourtant, à ce jour, les juges n’ont exhibé aucune preuve matérielle. Leur conviction se fonde sur les seules confessions livrées, en échange d’une remise de peine, par un entrepreneur du BTP coutumier des pots-de-vin.

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