« C’est moi », de Marion Guillot : La simplicité même

Dans C’est moi, la narratrice imaginée par Marion Guillot est une héroïne de roman noir autant qu’une femme banale.

Christophe Kantcheff  • 7 février 2018 abonné·es
« C’est moi », de Marion Guillot : La simplicité même
© photo : Yves Loterie

D ans le fond, Charlin devait être quelqu’un de sympathique. » De la part de la narratrice, dont on verra qu’elle ne porte pas ce Charlin dans son cœur, l’incipit de C’est moi est intrigant. Ou ironique. D’une ironie tragique.

Charlin vient d’être retrouvé mort chez lui, une corde autour du cou. Le défunt était un ami de Tristan, le compagnon de la narratrice. Il avait pris pour fâcheuse habitude de débarquer chez eux à l’heure du dîner, les mains vides. Or, à cette période, entre Tristan et elle, à la quarantaine passée, ce n’était plus ­vraiment ça. Ils vivaient « côte à côte plus qu’ensemble ». La

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Littérature
Temps de lecture : 3 minutes