Les services de renseignements américains attirent l'attention sur le réchauffement climatique

Les différences agences de renseignements des États-Unis, entendues par le Sénat, ont insisté sur la menace que constituent les changements environnementaux.

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Dans leur rapport annuel commun, les services de renseignements américains attirent l’attention du pays « sur les dangers que le dérèglement climatique et les tendances aux changements environnementaux qui sont susceptibles d’alimenter des désordres économiques et sociaux, y compris des soulèvements au cours de l’année 2018 ».

Leurs représentants, longuement entendus le 13 février par le comité du Sénat spécialisé dans la surveillance des services de renseignement, ont expliqué que ces tendances sont toutes visibles, provoquant d’autant plus la surprise des parlementaires qu’elles étaient appuyées sur des exemples scientifiques montrant que les inquiétudes dominantes sur le réchauffement climatique sont formellement identifiées et confirmées.

Ces affirmations contrastent évidemment avec plusieurs documents publiés par l’administration de Donald Trump. Ceux-ci mettent complètement en doute les inquiétudes environnementales décrites par la précédente administration américaine, omettant même de mentionner les dérèglements climatiques comme étant une préoccupation digne d’attention.

Risque de protestations violentes

Au contraire, la publication explique clairement que « des événements météorologiques survenant dans un monde de plus en plus chaud, combinés avec d’autres circonstances climatiques, peuvent entraîner des désastres humanitaires, des conflits, des pénuries d’aliments, d’eau et d’énergie, des migrations incontrôlées, du chômage et d’insupportables augmentations de prix ».

Le constat est même appuyé par Dan Coats, Républicain et directeur du renseignement national nommé par Donald Trump, qui affirme dans un témoignage écrit pour les sénateurs que « la dégradation de la qualité de l’air et les pollutions, les feux de forêts et des zones agricoles, l’urbanisation et une industrialisation trop rapide, et donc une prise de conscience montante de l’opinion publique, peut entraîner dans de nombreux pays des protestions violentes contre les autorités en place ».

Les auteurs abordent tous les dangers dont ils veulent convaincre l’administration présidentielle et les parlementaires de prendre conscience, alors que ces derniers sont actuellement majoritairement climato-sceptiques ou liés à des groupes de pression industriels. De la biodiversité ou des espèces végétales et animales menacées aux océans ne supportant plus la surpêche et aux phénomènes d’acidification, rien n’est oublié dans ce texte que ne désavoueraient pas des ONG environnementalistes.


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