[POLITIS 30 ANS] 4 février 1988 : des institutions au ralenti

En 2018, Politis revisite chaque semaine l'une des couvertures de ses trente années d'existence.

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Le 4 février 1988, Politis consacrait une longue enquête au « Sida » (notons la majuscule, d’usage à l’époque), la plus grave crise sanitaire des années 1980. Près d’une décennie après l’apparition de la maladie, et alors qu’on comptait déjà « 250 000 porteurs du virus, dont 80 % ignorent leur état », ainsi que le rappelait Rémy Galland, rédacteur en chef, l’information et, pire encore, la prévention étaient, en France, encore très incomplètes, pour ne pas dire lacunaires. En dépit de la frilosité française et de « la lâcheté politique » sur le sujet, patente chez les ministres et les élus, mais aussi dans la presse, Politis tirait ainsi, dès son troisième numéro, la sonnette d’alarme de cette « démission », synonyme de politique de l’autruche. Pour ceux-là, « il était urgent d’attendre », déplorait le journaliste Fabrice Nicolino, notant que seules « les associations privées font un travail [de prévention] remarquable avec souvent des moyens trop dérisoires ». Un an plus tard, la naissance d’Act Up-Paris bousculera rudement cette inaction…

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