Débat du PS : « Je ne sais pas si ceux qui nous regardent comprennent ce dont on parle »

Petites piques et alliances de circonstances. Retour sur le débat télé qui a opposé les quatre candidats à la tête du Parti socialiste.

Pauline Graulle  • 8 mars 2018 abonné·es
Débat du PS : « Je ne sais pas si ceux qui nous regardent comprennent ce dont on parle »
© photo : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Mercredi, il fallait choisir sa soirée télé. Sur le Web, on pouvait regarder le scénariste de « Baron Noir » expliquer à Mediapart qu'il voulait, dans sa série, « raconter des femmes et des hommes qui se battent pour leurs idées ». Sur LCI, les barons noirs – les vrais – vont, eux aussi, se battre. Pour prendre le pouvoir au Parti socialiste, c’est sûr. Pour leurs idées, sans doute un peu moins.

En plateau, l’ancien premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, joue au commentateur. Celui qui aurait préféré refiler le parti à son copain Rachid Temal, le secrétaire par intérim jusqu’au congrès d’avril, est prié de se positionner. Qui va gagner le match ? « Je pense que chacun aura son moment », pronostique « Camba ».

Les candidats apparaissent sur un écran découpé en quatre cases. Quatre chemises blanches, quatre costumes noirs, quatre cravates. Premier à parler, Luc Carvounas, révèle sa binationalité (grecque), sa « fierté » d’être socialiste et son « obsession » de gagner. Stéphane Le Foll se présente comme aussi fidèle à sa Sarthe natale qu’à Jospin et Hollande. Olivier Faure, « candidat à la renaissance du PS », et grand favori de la compétition, ambitionne

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

« Nous utiliserons tous les moyens parlementaires pour que la loi Yadan soit rejetée »
Entretien 15 avril 2026

« Nous utiliserons tous les moyens parlementaires pour que la loi Yadan soit rejetée »

La députée LFI Gabrielle Cathala, désignée cheffe de file contre la proposition de loi de Caroline Yadan, explique comment son groupe entend combattre le texte dans l’hémicycle.
Par Hugo Boursier
Dix ans de Macronie : du « en même temps » à l’impasse
Analyse 15 avril 2026 abonné·es

Dix ans de Macronie : du « en même temps » à l’impasse

Né en 2016 de la promesse de dépasser les clivages et de réinventer la vie politique, le macronisme a rapidement conquis le pouvoir. Dix ans plus tard, entre virage assumé à droite, fractures internes et absence d’ancrage, le mouvement apparaît affaibli, tandis que les lignes partisanes qu’il prétendait abolir ressurgissent avec force.
Par Alix Garcia
« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian