« Tesnota » de Kantemir Balagov : Étouffoir existentiel

_Tesnota_ offre un âpre regard sur le Nord-Caucase.

Christophe Kantcheff  • 7 mars 2018 abonné·es
« Tesnota » de Kantemir Balagov : Étouffoir existentiel
© DR

Très remarqué l’an dernier à Cannes dans la section Un certain regard, Tesnota est le premier long métrage de Kantemir Balagov. Le cinéaste a situé son action à Naltchik, dans sa région d’origine, le Nord-Caucase, en Russie, à la fin des années 1990, où l’enlèvement dont il est question n’était pas un cas isolé. Le fils d’une famille juive se retrouve aux mains de ravisseurs, qui exigent une rançon.

Le film s’intéresse d’abord à la manière dont la communauté, sollicitée par la famille, réagit. Celle-ci se dérobe totalement. Qu’est-ce qu’une communauté sans solidarité ? Mais il y a plus cruel : ce que le père (Artem Tsypine) et la mère (Olga Dragounova) vont demander à

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes