« Mes provinciales », de Jean-Paul Civeyrac : Projection de jeunesse
Dans Mes provinciales, Jean-Paul Civeyrac met en scène un étudiant en cinéma exigeant et rêveur qui se confronte à la réalité.
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Dans le récent film consacré à Jean Douchet (1), celui-ci conseille à ses trois jeunes interlocuteurs, les réalisateurs, admirateurs du critique et forcément passionnés de cinéma, de voir les films de Boris Barnet, ce qu’ils n’avaient jamais fait. Dans Mes provinciales, qui met en scène, de nos jours, des étudiants en cinéma, ceux-ci non seulement connaissent les films de Barnet, mais ils admirent un autre cinéaste russe, Marlen Khoutsiev. C’est dire si ces aspirants cinéastes ont des connaissances pointues. Inscrits à la faculté Paris-8, à Saint-Denis, ils forment un petit groupe d’intransigeants mené par Mathias (Corentin Fila), un garçon charismatique et mystérieux, toujours prêt à dégainer un avis tranchant.
Étienne (Andranic Manet) est lui aussi un de ceux-là, même s’il est plus réservé. Il est monté de sa province, dans la région de Lyon, et la première partie du film montre comment il coupe plus ou moins rapidement avec sa vie antérieure et sa petite amie, et la manière dont il s’installe dans sa nouvelle existence : colocation avec une fille et découverte du fait qu’il n’est pas le seul à avoir des rêves de cinéma en tête.
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