Cheminots en quête d’un second souffle

Le « pacte ferroviaire » a été voté. Le mouvement historiquement long à la SNCF atteint un point de bascule.

Au lendemain du vote du « pacte ferroviaire », le mouvement historiquement long à la SNCF atteint un point de bascule. La fatigue et le constat d’échec de la stratégie de grève intermittente ont sérieusement émoussé l’alliance syndicale, jusqu’ici si solide.

La CGT a bousculé la bienséance habituelle, le 15 juin, en annonçant des mobilisations durant l’été, sûrement les 2, 6 et 7 juillet, sans attendre d’en discuter avec ses partenaires. Le bureau fédéral de l’Unsa a décidé, le 19 juin, de s’en tenir quitte après la dernière grande journée de mobilisation programmée le 28 juin et de « rester mobilisé par d’autres moyens que la grève ». Comme la CFDT, dont la décision n’était pas encore connue à l’heure de notre bouclage, le second syndicat du rail était tiraillé entre sa base, encore franchement déterminée, et une volonté de trouver un porte de sortie « honorable » à un conflit éreintant.

SUD-Rail, qui a toujours prêché pour l’autogestion du mouvement, dans les assemblées générales, observe ces discussions avec un peu de recul, mais se tient prêt à toute action visant à intensifier le rapport de force. Sur le fond, le paquet ferroviaire a été voté sans modification substantielle. Ni l’ouverture à la concurrence du rail, ni le changement de statut de la SNCF, ni la fin du recrutement au statut n’ont été amendés.

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