« Fake news » : vivement la loi

Depuis que je réfléchis au nombre ahurissant de signalements que nous allons pouvoir faire, j’ai presque hâte qu’elle soit promulguée.

Dans le cadre de la préparation de la loi contre les « fake news » à laquelle tient tant Emmanuel Macron, et dont l’adoption a été repoussée, le Parlement a longuement débattu de la définition officielle d’une fausse information : il s’agit de « toute allégation ou imputation d’un fait dépourvue d’éléments de nature à la rendre vraisemblable ».

Quelques jours plus tard, Le Journal du dimanche, qui est comme on sait l’un des canaux par où transitent chaque semaine la communication et (partant) la propagande gouvernementales, rapportait qu’après avoir déploré d’abord que les aides sociales coûtent « un pognon de dingue », le même Emmanuel Macron avait ensuite piqué une grosse colère contre les « dingues de pognon » (« 2DP ») qui se votent des salaires (et autres dividendes) indécents – genre : l’ex-patron de Carrefour, Georges Plassat, qui avait empoché l’an dernier une très coquette indemnité de départ de plus de treize millions d’euros (1).

Cette affirmation du Journal du dimanche est-elle crédible ? Non point. Tout au rebours, nous disposons de très nombreux éléments permettant d’affirmer qu’elle est complètement invraisemblable.

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