« Have a Nice Day » : Le pire du milieu

Avec Have a Nice Day, Liu Jian, dont c’est le deuxième film d’animation, signe un polar à l’humour critique envers son pays, la Chine.

Christophe Kantcheff  • 19 juin 2018 abonné·es
« Have a Nice Day » : Le pire du milieu
photo : Avec une économie de moyens exemplaire, Liu Jian insuffle des émotions à ses personnages.
© 2017 Nezha Bros Pictures Company Limited, Le-joy Animation Studio

Le macronisme se loge là où on s’y attend le moins. Dans Have a Nice Day (« Bonne journée », en français), film d’animation et polar chinois, un personnage s’interroge : « Créer une start-up et faire de l’argent, c’est la même chose ? » Pas sûr que le président français ait été dans la mire du réalisateur, Liu Jian, à un moment ou à un autre de l’élaboration de son film. Mais, comme une marque mondialisée, on trouve désormais du Macron partout. Et le Macron chinois n’est pas en reste. C’est dire si la Chine ne se porte pas bien…

Liu Jian place l’action de Have a Nice Day dans une banlieue sans âme, dans un de ces endroits ignorés qui pourtant en disent davantage sur l’état d’un pays que les prestigieux centres-villes. Partout, des bâtiments en

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Cinéma
Temps de lecture : 4 minutes