Jean-Baptiste Vidalou : « La forêt est un espace propice aux nouvelles formes de résistance »

Jean-Baptiste Vidalou puise dans la forêt des Cévennes, où il vit, l’inspiration pour de nouvelles formes de lutte. Et veut étendre la notion de « zone à défendre ».

Vanina Delmas  • 25 juillet 2018 abonné·es
Jean-Baptiste Vidalou : « La forêt est un espace propice aux nouvelles formes de résistance »
© photo : Le livre de Jean-Baptiste Vidalou est né, notamment, d’une lutte locale contre le projet de centrale biomasse à Gardanne.crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP

Refuge, communauté, lieu de vie, de passage, territoire sacré, propice à la méditation… La forêt plurielle est devenue un objet convoité par tous : politiques, industriels, passionnés des arbres… Philosophe et bâtisseur en pierre sèche, Jean-Baptiste Vidalou a puisé dans son vécu et son rapport à la nature pour donner à voir la forêt comme un être à part entière. Il la définit avec tendresse comme un bien commun à défendre et salue ces résistants en lutte contre le « temps des infrastructures » et des ingénieurs. Sa plume devient plus incisive lorsqu’il relate l’histoire de l’aménagement du territoire ou dénonce l’exploitation industrielle des zones forestières. Son livre Être forêts, habiter des territoires en lutte (1) est un plaidoyer pour une forêt libérée, respectée et ingouvernable : « La forêt n’est pas un gisement de biomasse, une zone d’aménagement différé, une réserve de biosphère, un puits de carbone ; la forêt, c’est un peuple qui s’insurge, c’est une défense qui s’organise, ce sont des imaginaires qui s’intensifient. »

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Écologie
Publié dans le dossier
Aux arbres, citoyens !
Temps de lecture : 11 minutes