Aretha Franklin

La « reine de la soul » est décédée le 16 août à l’âge de 76 ans.

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La « reine de la soul » : il n’y avait rien d’usurpé à ce surnom donné à Aretha Louise Franklin, décédée le 16 août à l’âge de 76 ans. Surdouée, disposant de cordes vocales bénies des dieux qui lui permettaient de chanter sur quatre octaves, pianiste talentueuse, elle a marqué cette musique à jamais. Si elle était née le 25 mars 1942 à Memphis (Tennessee), sa ville d’attache fut Détroit, dans le Michigan, où, petite fille, elle suivit son père, qui élevait seul ses enfants, le pasteur Clarence LaVaughin Franklin, ami de grands jazzmen et chanteur passionné de gospel. Après une période sans relief à New York, Aretha Franklin connaît les sommets à partir de 1967 en rejoignant le label Atlantic, dont ce sera aussi l’âge d’or. En quelques années, la chanteuse multiplie les hits, dont le premier d’entre eux, Respect, d’Otis Redding, la transforme en star internationale ainsi qu’en icône féministe, en raison des paroles qu’elle y instille, où elle affirme l’indépendance des femmes noires. Viennent ensuite Baby I Love You, (You Make Me Feel Like) A Natural Woman, Think, (Sweet Sweet Baby) Since You’ve Been Gone, Chain of Fools, Until You Come Back to Me… À partir des années 1980, l’inventivité n’est plus au rendez-vous. Aretha, aux prises avec un mari violent, plonge dans l’alcoolisme. Mais son étoile ne pâlit pas. Et jusqu’à ses dernières apparitions, notamment devant le couple Obama en 2017, elle fait chavirer d’émotion tous ses admirateurs. Ils sont innombrables et, désormais, inconsolables.


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