Fricassée de droits syndicaux au McDo

Le restaurant de Saint-Barthélémy, au nord de Marseille, une anomalie dans la galaxie McDonald’s.

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C’est une anomalie dans la galaxie McDonald’s. Le restaurant de Saint-Barthélémy, au nord de Marseille, est non seulement un des rares lieux de sociabilité pour les habitants des quartiers voisins, mais c’est aussi là que des salariés ont construit leur vie professionnelle… et syndicale. De haute lutte, ces 77 « équipiers » affichant une ancienneté moyenne de quinze ans ont conquis un treizième mois, des primes trimestrielles… Un caillou dans la chaussure du géant américain de la malbouffe, visiblement inquiet que ces pratiques ne se diffusent à d’autres McDo.

La vente du restaurant a donc été orchestrée, à destination d’un vigile de 26 ans qui ambitionnait de le transformer en « fast-food asiatique halal ». Un projet qui semblait surtout destiné à précipiter les salariés vers un « fast »-licenciement une fois que le projet du repreneur serait frappé de liquidation judiciaire. Le tribunal de grande instance de Marseille n’a pas apprécié ce menu au « caractère sérieusement douteux ». Il a cassé la vente le 7 septembre dans une ordonnance de référé, et renvoyé McDonald’s à ses fondamentaux de dialogue social.


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