« Gatomaquía », d'Israel Galvan : Danse avec les chats

Le danseur et chorégraphe espagnol s’invite sous le chapiteau du cirque Romanès.

G atomaquía, c’est le titre du nouveau spectacle du danseur et chorégraphe de flamenco Israel Galván. Référence à la tauromachie, une autre passion espagnole, et à Lope de Vega, il pourrait se traduire par « la bataille des chats ». Mais ce serait oublier le clin d’œil au cirque tzigane Romanès, dont l’univers est toujours habité par le félin, héritage du passé de dresseur de fauves du patriarche, Alexandre.

Israel Galván sous le chapiteau Romanès, c’est l’histoire d’un hasard et d’une rencontre. Le hasard, c’est la fermeture pour travaux du Théâtre de la Ville, avec lequel l’artiste est en contrat. La rencontre, c’est bien sûr celle de deux cultures gitanes, de part et d’autre des Pyrénées. Ou des Balkans.

Pour Galván, né dans une famille d’artistes gitans de Séville, la recherche esthétique s’est souvent muée en élan de solidarité pour ces peuples déshérités d’Europe. On se souvient de sa prestation dans un camp rom de Ris-Orangis en 2013, entre roulottes et palettes de bois, au milieu des enfants émerveillés. La même année, son spectacle traitait du sort des Tziganes pendant la Seconde Guerre mondiale, persécutés par les nazis.

« Il est tombé amoureux du cirque Romanès, explique Délia. Il est venu voir le chapiteau. Nous faisions des grillades et de la musique à l’extérieur, il est resté tout l’après-midi. Alexandre est arrivé avec un jambon pour nourrir les chats, ça l’a fait rire. Ça lui rappelle que ses ancêtres vivaient comme nous. »

Il reste 56% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents