Hoa Queen : Belles de nuit

Pour sa première réalisation, Hoa Queen propose un disque stylé et envoûtant.

C’est un groupe avec un nom de fleur. Plus qu’un nom, un emblème qui ornait son premier EP sorti l’an passé et réapparaît sur la pochette de l’album. Cette fleur qui pousse au Vietnam a la particularité d’éclore la nuit et de disparaître sitôt le jour venu.

Ce n’est sans doute pas dans un désir du groupe de disparaître dès la première éclosion qu’il faut chercher ces accointances végétales. Peut-être plus du côté nocturne. Cette fleur aime la nuit et l’obscurité, les chansons de Hoa Queen aussi. S’il s’était agi d’une fleur vénéneuse, le parallèle aurait été encore plus juste. Il semble néanmoins que ce ne soit pas le cas.

Car vénéneuses, ces chansons le sont, porteuses d’un parfum capiteux qui les rend entêtantes. Ce sont comme de petites nouvelles noires racontées à la première personne par la chanteuse, Aurélie Guillier, souvent d’une voix ingénue de petite fille qui, par contraste, rend le résultat d’autant plus troublant. Elles ont en commun d’évoquer exclusivement des figures féminines, d’être des récits de mort ou de meurtre. Une narratrice parle depuis sa cellule de condamnée à mort, une autre du fond de son cercueil.

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