La face cachée des écoles alternatives

Les établissements proposant des pédagogies « différentes » se multiplient. Au risque, selon certains observateurs, de promouvoir des logiques libérales au détriment du service public.

Ingrid Merckx  • 5 septembre 2018 abonné·es
La face cachée des écoles alternatives
© photo : Une école maternelle Montessori en Haute-Savoie. Un matériel «u2009de luxeu2009»u2009?ncrédit : AMELIE-BENOIST/BSIP/AFP

La polémique est vite retombée, mais elle a eu le temps de mettre quelques puces à l’oreille. C’était le 18 mai 2017 : apprenant la nomination de Françoise Nyssen au gouvernement, Jean-Luc Mélenchon avait lâché : « Une ministre de la Culture qui est plus ou moins liée aux sectes ? » Petite tempête sur Twitter. Une vidéo vite retirée… Le leader de la France insoumise avait-il parlé trop vite ?

L’ancienne directrice d’Actes Sud a en effet cofondé le Domaine du possible, école privée hors contrat installée à Volpelière, près d’Arles, en 2015, pour proposer « une alternative au système éducatif ». Un établissement « ouvert à tous », de la maternelle au lycée, non confessionnel, et jouissant de « liberté pédagogique ». Le Domaine du possible – qui n’a jamais répondu aux sollicitations de Politis – a d’abord été confié à Henri Dahan, un des cadres de Steiner-Waldorf en France, mouvement surveillé par la Mission interministérielle de vigilance et de prévention contre les dérives sectaires (Miviludes) pour son rattachement au New Age et à l’anthroposophie (1). « Mon fils Antoine a passé un an dans une de ces écoles. Je connais bien cette

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Société Éducation
Temps de lecture : 10 minutes