Les limites du « plan A’ »

Le plan A’ consiste à déroger au pacte de stabilité tout en restant dans les traités actuels.

Les textes européens imposent de résorber les déséquilibres macroéconomiques par des politiques d’austérité budgétaire et salariale dont les effets pervers sont patents. Mais des stratégies alternatives existent. La première consiste à transformer la zone euro en union de transferts. Dans ce cadre, les investissements publics décidés à l’échelle communautaire permettraient de développer les infrastructures des zones subissant les déséquilibres et d’organiser la transition écologique. Cela suppose l’existence d’un budget de la zone euro important, financé par un impôt européen et par l’émission d’euro-obligations. Cet impôt serait une fraction de l’impôt sur les sociétés, dont l’assiette serait consolidée et les taux harmonisés. Ce scénario fédéraliste, nécessitant une modification des traités, mettrait en scène un Trésor européen, contrôlé par un Parlement aux pouvoirs renforcés.

La deuxième stratégie consiste à redonner à chaque État sa souveraineté en matière de politique budgétaire, monétaire et de change. À son échelle, chaque État disposerait de la liberté de choisir le mode de financement de sa dette et de ses investissements, et serait en mesure d’ajuster son taux de change pour résorber son déséquilibre extérieur. Ce scénario consacrerait la fin de la monnaie unique et la prévalence d’une Europe des nations.

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