Les sportifs refusent d’être mis KO

Avec un budget en baisse, le gouvernement veut imposer une réduction drastique de moyens.

Le mouvement sportif français s’expose à de sérieuses déconvenues. Avec un budget en baisse de 6 % en 2019 après déjà 7 % de baisse en 2018, le gouvernement veut imposer une réduction de moitié, d’ici à 2022, dans l’effectif de 3 500 conseillers techniques sportifs, les experts qui forment les entraîneurs.

Uppercut un peu dur à encaisser, après deux années de baisse des emplois aidés qui ont fragilisé le mouvement associatif dans son ensemble : 25 000 associations ont mis la clé sous la porte en 2017, selon une étude du réseau Recherches et Solidarités. Un chiffre pour la première fois supérieur au nombre de créations.

Ce tacle à la carotide est en réalité destiné, dixit la communication gouvernementale, à préparer la mise en place d’une nouvelle « agence du sport » début 2019. Elle doit coiffer la politique publique envers les fédérations sportives et « évoluera dans un cadre désormais partenarial avec l’ensemble des financeurs […], monde économique inclus ». Traduction : on privatise le sport de haut niveau.

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