Lobbys : Des « taupes » à l’exécutif

En mai, Delphine Batho dénonçait à la tribune de l’Assemblée la puissance des lobbys pro-glyphosate, informés d’un amendement avant les députés eux-mêmes.

Assemblée nationale, mardi 22 mai. Ce jour-là est discuté le projet de loi agriculture et alimentation, défendu par le ministre Stéphane Travert. À la tribune, Delphine Batho se sent contrainte d’« informer » ses collègues parlementaires que son amendement a fuité vers un lobby avant même qu’il n’ait été mis à leur disposition par les services de l’Assemblée. Elle en est certaine, car une erreur s’était glissée dans sa version initiale, déposée depuis son domicile dans le logiciel interne de l’Assemblée. Or l’erreur a été corrigée quelques heures après par l’équipe de la députée, mais c’est la première version de l’amendement qui est arrivée jusqu’au lobby…

Que proposait la députée non-inscrite des Deux-Sèvres dans cet amendement CD182 ? L’interdiction du glyphosate à compter du 1er juillet 2021. Quel groupement d’intérêts y était particulièrement attentif ? « Il s’avère, sans le moindre doute possible, que cet amendement est parvenu à l’UIPP [Union des industries de la protection des plantes], qui regroupe Bayer, Monsanto, BASF, Syngenta, entre autres, dès le 23 mars, plus de 90 heures avant qu’il ne soit publié et porté à votre connaissance », affirme Delphine Batho devant l’hémicycle.

Il reste 66% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents