Une si longue absence

Dans La Première Année, Jean-Michel Espitallier met des mots sur la souffrance provoquée par la mort de sa femme et tente de trouver du sens à ce qui n’en a pas.

Christophe Kantcheff  • 18 septembre 2018 abonné·es
Une si longue absence
© photo : Hannah Assouline

J e viens de pénétrer dans une zone inconnue. Dans la zone inconnue des choses qui arrivent. Qui finissent par arriver. Voici venue la période la plus triste de ma vie. » Jean-Michel Espitallier écrit ces phrases alors que l’état de sa femme, malade d’un cancer, décline subitement. Elle est à quelques semaines de sa mort, qui surviendra le 3 février 2015, à 1 h 58 précisément. Toutes les notations sont précises, dans La Première Année. Jean-Michel Espitallier ne néglige aucun détail, aucune information contribuant à fixer chaque instant dans la mémoire, à tenter de le rendre immortel…

La Première Année est un recueil de notes qui s’ouvre sur cette période, quand la femme de l’auteur entre à l’hôpital, et se prolonge jusqu’au 3 février de l’année suivante. Journal de la perte, de l’absence, mais peut-être pas de deuil.

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Littérature
Temps de lecture : 4 minutes