À l’écoute du monde

Jusqu’au 28 octobre, dans trois salles parisiennes, Worldstock invite à parcourir la planète en musique(s). Une magnifique diversité.

Ouvert à toutes les musiques venues d’ailleurs, le festival World­stock balaie les langueurs de l’automne en faisant souffler un salutaire vent de diversité. Il y a près de cinquante ans, en août 1969, son légendaire presque homonyme Woodstock promettait à ses participants « trois jours de paix et de combats ». De son côté, gagnant en ampleur chaque année, Worldstock – créé en 2013 – propose désormais une pleine semaine de fraternité et de découvertes.

Cette édition 2018 a démarré le 22 octobre avec un concert de la musicienne londonienne d’origine indienne Susheela Raman et se poursuit jusqu’au dimanche 28 octobre. Berceau du festival, le théâtre des Bouffes du Nord en reste le point central et accueille la majeure partie des concerts. Les autres ont lieu au New Morning et à la Gaîté lyrique.

Couvrant un large spectre, la programmation rassemble une quinzaine d’artistes à la notoriété variable. Le plus prestigieux est sans conteste le compositeur, chanteur et oudiste libanais Marcel Khalifé, l’un des musiciens les plus importants du Moyen-Orient. En activité depuis le début des années 1970, il développe une œuvre et une pensée profondément progressistes. Très libre, sa musique se nourrit de la tradition pour mieux s’épanouir dans l’expérimentation. Il ne cesse ainsi de chercher à étendre le registre expressif de l’oud, son instrument fétiche. Ayant mis en musique des poèmes de Mahmoud Darwich, il est un fervent partisan de la cause palestinienne – et de la paix en général.

Il reste 63% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Le goût subtil de la gentrification

Société
par ,

 lire   partager

Articles récents