Dossier : Le climat n’attend plus les États

Anticiper : le pari d’une région

Un comité scientifique aide la Nouvelle-Aquitaine à s’emparer du dossier climatique sans attendre une politique nationale.

Depuis huit ans, un comité scientifique aquitain, AcclimaTerra, scrute les impacts du réchauffement climatique sur la région. Dans leur premier rapport, en 2013, les scientifiques posaient un diagnostic régional. La réorganisation des régions les a incités à poursuivre leur étude sur tout le territoire de la Nouvelle-Aquitaine.

Coordonné par le climatologue Hervé Le Treut, un nouveau rapport, explicitement titré Anticiper les changements climatiques en Nouvelle-Aquitaine. Pour agir dans les territoires, est paru en juin. Sa mission est de fournir une expertise à l’échelle régionale, des clés de compréhension destinées notamment aux élus locaux. Une gestion préventive à l’échelle territoriale, qui s’inscrit forcément dans une réflexion et une démarche globales.

« En termes climatiques, une région est prisonnière de ce qui se passe à grande échelle, mais elle est un espace de protection pour les citoyens. Elle peut aligner des demandes qui viennent du volet “diminution des émissions de gaz à effet de serre” et du volet “adaptation”. Très souvent, ces domaines sont liés, car on parle dans les deux cas de transport, d’habitat, d’agriculture… Il y a des solutions communes », détaille Hervé Le Treut. D’autant qu’Alain Rousset, président PS de la région, visait une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre et des consommations d’énergie à l’horizon 2020.

Avec ses 84 000 km2, la Nouvelle-­Aquitaine est la région la plus vaste de France et la diversité de ses milieux en fait un champ de recherches très dense : la forêt des Landes, les pertuis charentais, les 720 kilomètres de côtes, les massifs montagneux, les cultures viticoles, les cours d’eau, l’urbanisation… Un espace permettant de relever des interactions entre les milieux et de réaliser une étude systémique tout en gardant les différences à l’esprit. Ainsi, les monts du Limousin ne connaissent pas les mêmes problématiques que le massif pyrénéen, car ils souffrent essentiellement de désertification.

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