« Le Rock arabe » : Souk électrique

Deux soirs durant, à Paris, le Rock arabe propose une stimulante traversée musicale entre Orient et Occident.

Activiste au long cours des nuits parisiennes, à la fois comme DJ et comme organisateur d’événements, Guido Minisky cultive l’art de la mixité musicale autant qu’il promeut l’importance de la fraternité culturelle. Ce faisant, il se démarque nettement de l’esprit de chapelle qui règne encore trop souvent dans le milieu de la nuit. Il œuvre en particulier au sein d’Acid Arab, duo formé avec Hervé Carvalho et situé dans une bouillonnante zone de confluence entre musiques électroniques – notamment l’acid house – et compositions du monde arabe.

Depuis quelques années, la dynamique de rapprochement avec les musiques orientales s’avère une tendance forte dans la sphère de l’électronique et du hip-hop. Elle se perçoit nettement moins au niveau de la pop ou du rock. « Ça faisait un bail que j’attendais de voir éclore en France une nouvelle génération de groupes qui mêleraient pop ou rock avec des musiques arabes, déclare ainsi Guido Minisky. J’ai le sentiment qu’il se passe quelque chose avec des groupes tels que Teleferik et Mauvais Œil. »

C’est cette intime conviction qui lui a donné envie d’organiser le Rock arabe, un mini-festival dédié à cette scène naissante, dont le nom ne doit toutefois pas être entendu stricto sensu. Inscrit dans l’orbite de la fameuse sono mondiale chère à Actuel et à Jean-François Bizot, l’événement aspire plus largement à faire entendre des musiques hybrides plongeant leurs racines à la fois en Orient et en Occident. Très proche d’Acid Arab, avec qui il avait notamment enregistré la chanson « Houria », Rachid Taha apparaît comme une autre grande figure tutélaire pour Guido Minisky.

Il reste 48% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

La bataille de l’information

Éditorial accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents