Pauline Delabroy-Allard : Duo et fugue

Pauline Delabroy-Allard relate une passion amoureuse qui mène entre la vie et la mort.

La narratrice, parisienne, la trentaine, une enfant en bas âge, divorcée mais avec un nouveau compagnon, mène une « vie chagrine ». Quand soudain apparaît Sarah et « sa beauté inédite, son nez abrupt d’oiseau rare, ses yeux d’une couleur inouïe, rocailleuse, verte, mais non, pas verte, ses yeux absinthe, malachite, vert-gris rabattu, ses yeux de serpent aux paupières tombantes ». Un cyclone ravageur, au point que la narratrice en tombe amoureuse – elle qui ignorait qu’elle pouvait aimer une femme.

Dans une première partie, Ça raconte Sarah relate une rencontre et une passion. Ce faisant, le roman dresse le portrait d’une femme d’aujourd’hui, impatiente, sans attaches, violoncelliste dans un quatuor réputé. Parfois surprenants, les adjectifs sont nombreux pour la qualifier : « imprévisible, ondoyante, déroutante, versatile, terrifiante comme un papillon de nuit ». Ainsi est Sarah. La narratrice est prise dans un tourbillon enchanteur et épuisant, dont l’écriture rend compte, rapide et longue dans les lignes droites, nerveuse dans les virages dangereux.

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