[POLITIS 30 ANS] « 17 octobre 1961, un massacre longtemps, trop longtemps, tu »

En 2018, Politis revisite chaque semaine l'une des couvertures de ses trente années d'existence.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


À quelques jours du 30e anniversaire de la répression meurtrière de la manifestation des travailleurs algériens du 17 octobre 1961 à Paris, Politis appelait, le 19 septembre 1991, à « en finir avec l’amnésie » touchant la sale guerre d’Algérie et singulièrement cette page refoulée de notre histoire nationale. Ce jour-là, dans Paris, quelque 30 000 Algériens bravent le couvre-feu imposé depuis le 3 octobre aux « Français musulmans » par le préfet de police, Maurice Papon. David Assouline, qui n’est pas encore au PS et encore moins sénateur, publie dans nos pages un long récit circonstancié de cet événement. En une nuit, la police procède à 11 538 arrestations officielles. Mais elle minimise honteusement le nombre de morts provoqués par les ratonnades de ses troupes, en concédant tout juste deux quand les estimations en dénombrent près de cent fois plus. C’est le silence sur ce massacre que Politis contribue à lever, convaincu, écrit Michel Soudais, que « le mensonge sur cette tranche de notre histoire ne facilite pas une relation sereine avec l’Algérie et les Algériens aujourd’hui ».

À lire aussi >> Politis fête ses 30 ans !

Politis 19 septembre 1991 (... by on Scribd


Haut de page

Voir aussi

Articles récents