« Touch me not », de Adina Pintilie : À cœurs et sexes ouverts

Enquête psychosexuelle sans tabou sur l’intimité de trois personnes, Touch me not fait monter le malaise.

T ouch me not a reçu l’Ours d’or à Berlin et le Prix du meilleur premier film : les plus hautes distinctions dans la foulée du mouvement #MeToo pour saluer l’œuvre de la Roumaine Adina Pintilie sur l’intimité d’une femme.

Laura, la cinquantaine, se confie à la réalisatrice, qui apparaît dans le petit écran d’une caméra sur pied. Ce face-à-face exsude l’exercice formel. Plans fixes, vêtements noirs pour Laura, qui campe dans un intérieur aussi immaculé que son corps intouchable. Blouses blanches dans pièces laiteuses et couloirs vitreux pour les deux hommes qui arrivent en complément d’enquête : Tomas, bel infirmier au crâne lisse de cancéreux, et Christian, le patient au corps difforme mais au cerveau et au sexe en parfait état de marche. Adina Pintilie les cuisine autour d’un récurrent « Et là, qu’est-ce que tu ressens ? », qui fait culminer l’intime sur le versant de l’émotionnel plus encore que du sexuel.

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