Au nom du « peuple »

Ça fait pas mal de temps que je te vois fulminer contre « la gauche morale » qui se serait coupée des préoccupations d’une population « d’en bas ».

Bon, mais finalement, et pour autant que tu l’aies un jour côtoyé d’un peu près, toi, ça fait combien de temps, exactement, que tu ne l’as plus approché à moins de trente-cinq kilomètres, « le peuple » ?

Non, je demande, parce que ça fait maintenant pas mal de temps que je te vois fulminer, depuis le discret surplomb sur lequel tu t’es juché·e (et à l’unisson des droites, éventuellement un peu lointaines, qui étaient seules jusqu’à présent à recourir à cette si problématique phraséologie), contre « la gauche morale » qui (se) serait selon toi complètement coupée, à force d’éloignement, des véritables préoccupations d’une population « d’en bas », dont elle ne saurait, par conséquent, ni les attentes, ni les craintes, ni les envies, ni les espoirs (liste non exhaustive).

Pas mal de temps que je te vois décréter que tu as seul·e pris la juste mesure de ce que pense et veut et vit ce « peuple » – pas comme les confortables « bobos (1) » pétitionnaires, planqué·e·s, dis-tu, devant leurs claviers, dont tu déplores par exemple les appels à mieux accueillir les migrant·e·s, car ces douillet·te·s puritain·e·s négligent, assures-tu (2), le fait que les petites gens ont trop de problèmes de fin de mois pour éprouver de telles compassions.

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