Dossier : Climat : Les États au banc des accusés

La justice climatique monte au front

Alors que la COP 24 va constater l’inertie des États, le gouvernement Macron crée un Haut Conseil pour le climat et encaisse le premier recours pour « inaction climatique ».

Créer un Haut Conseil pour le climat en plein mouvement des gilets jaunes : la coïncidence ne manque pas de piquant. Les manifestants contre la vie chère passent pour des pollueurs volontaires, tandis que le président suppresseur de l’impôt sur la fortune ajuste son costume de chevalier vert à la veille de l’ouverture de la COP 24, le 2 décembre, à Katowice (Pologne). C’est tout bénef, sauf pour « les gens », sauf pour l’écologie.

Surtout, « il existe déjà », ce conseil, a ironisé l’avocate Corinne Lepage sur Twitter. Constitué de cinquante membres, le Conseil national de la transition écologique (CNTE) se réunit une fois tous les deux mois pour « rendre des avis structurants pour la politique de transition écologique » depuis sa naissance le 16 août 2013, sous le gouvernement Hollande. Sur France Inter, l’ancien président s’est d’ailleurs montré sceptique sur le nouvel outil : « Si c’est juste une instance de plus… »

Lancé le 27 novembre, ce Haut Conseil doit compter treize experts, dont Valérie Masson-Delmotte (Giec), Pascal Canfin (WWF), Pierre Larrouturou (Agir pour le climat) et Laurence Tubiana (European ­Climate ­Foundation). Pas de doublon, assure le ­cabinet présidentiel : le CNTE devrait servir de « forum » tandis que le Haut Conseil serait chargé d’« orienter » et de « contrôler » les choix du gouvernement. Il ne va pas chômer : l’un des enjeux de la COP 24 est de mesurer l’étendue du non-respect des engagements pris le 12 décembre 2015 par les 196 États signataires de l’accord de Paris.

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