L’Ukraine fracturée

Deux échéances électorales prochaines pourraient rebattre les cartes d’un conflit qui s’enlise depuis 2014.

Le 11 novembre, la République populaire de Donetsk (RPD) fêtera ses quatre ans et demi d’existence. Celle-ci et celle de Louhansk forment les deux entités pro-russes qui se sont séparées de l’autorité de Kiev. Leur référendum d’autodétermination, tenu le 11 mai 2014 et dont les bases démocratiques sont contestées, a ouvert un nouveau chapitre dans la récente histoire de l’Ukraine. Il est intervenu six mois après le début de la guerre civile entre les pro-européens de l’Euromaïdan, soutenus par l’Europe de l’Ouest et les États-Unis, et les russophiles proches de l’ancien président Viktor Ianoukovitch.

Ce dernier avait refusé, le 21 novembre 2013, un accord d’association avec l’Union européenne (UE), sorte de première étape avant la conduite d’un important rapprochement économique. C’est l’étincelle. S’ensuivent des manifestations qui causent la mort de plusieurs dizaines de personnes à Kiev, jusqu’à la destitution, votée par le Parlement ukrainien, du chef de l’État le 22 février 2014. Au fur et à mesure que les mois passent, des factions plus radicales s’introduisent parmi les pro-européens comme chez les opposants, dont certains sont proches du Parti communiste. Pour les premiers, ce sont notamment des milices d’extrême droite rattachées aux partis Svoboda et Secteur droit, deux violentes formations ultranationalistes. Pour les autres, un soutien actif de la Russie qui leur a permis de perdurer, tant sur le plan des finances que sur celui des armes.

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