« Leto », de Kirill Serebrennikov : Avant la belle saison

Dans Leto, Kirill Serebrennikov raconte l’émergence du rock russe au tout début des années 1980 à Leningrad, à travers les figures de deux artistes.

Christophe Kantcheff  • 4 décembre 2018 abonné·es
« Leto », de Kirill Serebrennikov : Avant la belle saison
© photo : Un noir et blanc ni triste ni austère, mais soyeux et électrique, plein d’une aspiration à la liberté. crédit : bac films

Le film de Kirill Serebrennikov est en noir et blanc parce que l’action se situe juste avant la Perestroïka, au tout début des années 1980, quand les libertés étaient sévèrement limitées. La vie en couleur, c’est pour la période d’après. Dans Leto (l’été), il y en a pourtant quelques touches, prémonitoires : ce sont des images d’insouciance, captées par un cameraman de la bande.

Mais le noir et blanc de Leto n’est ni triste ni austère. Il est soyeux et

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Musique
Temps de lecture : 4 minutes