Six mois de Macron avec sursis

Après la terrible journée du 1er décembre, le gouvernement gèle jusqu’en mai plusieurs mesures contestées et promet un dialogue. Très loin de l’énorme malaise révélé par les gilets jaunes.

Michel Soudais  • 5 décembre 2018 abonné·es
Six mois de Macron avec sursis
© photo : Yann Castanier/AFP

Apaiser la situation pour éviter qu’elle dégénère. Gagner du temps. Ne pas se dédire. Les réponses de l’exécutif aux revendications des gilets jaunes, dévoilées mardi par le Premier ministre, ont manifestement été calibrées pour répondre à ces trois préoccupations de… la majorité. Calmeront-elles la profonde colère sociale et l’exigence d’égalité qu’ont révélées trois semaines de blocages et de manifestations violentes ? Il serait présomptueux de le penser. Le moratoire sur la hausse des taxes sur les carburants prévue au 1er janvier, revendication initiale des gilets jaunes, n’est au sens strict qu’un délai concédé avant que cette hausse ne s’applique. C’est un geste « insuffisant », avaient déjà réagi plusieurs figures du mouvement, réclamant une refonte de la fiscalité et une

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Politique
Temps de lecture : 8 minutes