« Une affaire de famille », de Kore-eda Hirokazu : L’invention du bonheur

Dans Une affaire de famille, palme d’or à Cannes, Kore-eda Hirokazu filme le bien-être d’une famille pauvre en dehors des normes morales et légales, guettée par un retour à l’ordre. Un film merveilleux et subversif.

Christophe Kantcheff  • 11 décembre 2018 abonné·es
« Une affaire de famille », de Kore-eda Hirokazu : L’invention du bonheur
photo : Un film où la famille est élective, et l’immoralité pas là où on l’attend.
© le pacte distribution

Dans Une affaire de famille, il y a d’abord un lieu : une petite maison de bric et de broc, qui tient encore debout grâce à l’esprit de résistance de sa propriétaire, une vieille dame, Hatsue (Kiki Kilin), contre la spéculation immobilière. La maison est isolée, cernée par un vaste ensemble d’immeubles récents qui la surplombent. L’un des derniers films de Kore-eda Hirokazu, Après la tempête (2016), se déroulait dans le décor impersonnel de résidences HLM, dont l’influence diffuse n’inclinait pas à s’émanciper du morne quotidien.

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Cinéma
Temps de lecture : 5 minutes