« Après la nuit animale » : Le sang des bêtes

Jonathan Palumbo publie un essai sur les rapports du cinéma aux animaux.

P eut-être n’est-ce pas un hasard si, à l’aube du XXe siècle, l’industrialisation donne naissance dans un même mouvement au cinéma et à l’abattoir. » Ces lignes sont extraites d’un essai singulier qui s’intéresse aux rapports entre animaux et cinéma, et à la façon dont on a montré (ou caché) leur mise à mort. L’engagement antispéciste de son auteur, Jonathan Palumbo, actuellement étudiant à la Femis, ne fait guère de doute.

Mais Après la nuit animale va bien au-delà du manifeste militant. C’est une étude serrée, qui aborde les questions éthiques et esthétiques « liées à la mort animale, à sa représentation et à ses effets politiques ». Non un livre d’indignation, mais d’analyses critiques des films considérés, qui jalonnent le siècle dernier jusqu’à nos jours, en commençant par le terrible court-métrage de Thomas Edison qui montre, en 1903, l’électrocution d’un éléphant.

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