« Dans la terrible jungle » : Rock thérapie
Avec des ados déficients visuels, Caroline Capelle et Ombline Ley réalisent un film plein de vie.
dans l’hebdo N° 1540 Acheter ce numéro

À la fin de Dans la terrible jungle, une des adolescentes du film demande à refaire une prise. Puis on la voit émerger d’un champ de blé mûr, téléphone à la main, disant à son interlocutrice, sa mère, qu’elle ne veut plus être chanteuse mais coiffeuse. Cette séquence montre sans ambiguïté que ce documentaire a été élaboré avec ceux qui sont devant la caméra, mais aussi qu’il a été en partie mis en scène, voire qu’il comporte une dimension fictionnelle.
Caroline Capelle et Ombline Ley ont tourné dans un institut médico-éducatif qui accueille des enfants déficients visuels multi-handicapés, avec une dizaine de ses pensionnaires. Le projet des cinéastes est radicalement différent de celui, par exemple, que Mariana Otero poursuivait avec À ciel ouvert (2013), qui portait sur la qualité des soins. Dans la terrible jungle montre essentiellement de jeunes handicapés. Au gré de scènes de
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