La fin du PS faute d’électeurs

Le quinquennat Hollande n’aura été que l’épilogue d’une longue chute. Idéologie dominante à gauche au XXe siècle, le socialisme ne représente plus les classes populaires.

Agathe Mercante  • 27 février 2019 abonné·es
La fin du PS faute d’électeurs
©photo : Dans l’entrée de Solférino, siège du parti, que le PS a dû vendre pour surmonter les difficultés financières engendrées par sa défaite électorale en 2017. crédit : STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

L a position sociale-démocrate, ce n’est pas d’être arc-bouté pour défendre des choses dont je sais qu’elles vont disparaître. » La phrase est de Jean-Marc Ayrault. Dans L’Adieu à Solférino (1), l’ancien Premier ministre de François Hollande se souvient des négociations entre son gouvernement, l’Élysée et Lakshmi Mittal pour sauvegarder l’activité des aciéries de Florange, en 2012. Un échec. Sept années plus tard, ce documentaire raconte les grandes heures – et erreurs – du PS, arrivé au pouvoir en 2012 avec 51,6 % des voix au second tour de l’élection présidentielle et violemment rejeté par les électeurs cinq plus tard, dépassant péniblement les 6 %.

Chez les socialistes, on s’« arc-boute » pourtant pour défendre la social-démocratie, une vision politique dont ils ont longtemps été l’incarnation… Au fil des ans, les rangs de ses défenseurs se sont clairsemés. Même Benoît Hamon, ex-socialiste et désormais à la tête de Génération·s, estimait en novembre : « Le cycle de la social-démocratie s’achève en Europe (2). »

« Les élections européennes vont être l’occasion de mettre [les sociaux-démocrates] face à la réalité : la gauche, électoralement du moins, n’existe plus », estime Willy Pelletier. Selon le sociologue et coordinateur général de la Fondation Copernic, l’acte de

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Politique
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