Procès Baupin, procès d’intérêt général

Le procès de Denis Baupin pour harcèlement n’a pas eu lieu. Mais celles qui ont dénoncé ses agissements ont ainsi eu l’occasion de livrer leurs témoignages à la justice.

Volée de bois vert. Quand l’avocat Emmanuel Pierrat traite de « mormone en chef de cette tribu » Lenaïg Bredoux, la journaliste de Mediapart au procès Baupin le 4 février, quand il brouille la frontière entre « drague lourde », « libertinage » et « harcèlement et agressions sexuels », sa robe – à lui – est tombée. La riposte a été immédiate sur Twitter contre le conseil de l’ancien élu EELV. Et ce procès est apparu dans sa vérité nue : inversion des rôles dans le procès de l’agresseur portant plainte pour diffamation contre ses victimes, mais absent aux audiences.

« Procès historique », a résumé la journaliste de L’Humanité, Marie Barbier : « Le procès en diffamation intenté par Denis Baupin à ses accusatrices et aux médias qui révélèrent leurs propos fera sans doute date dans l’histoire du droit des femmes. Le procès de Bobigny fut celui du droit à l’avortement ; celui de Denis Baupin sera celui d’un tournant dans la lutte contre les violences sexuelles. »

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