Une ESS en rose et bleu ?

Si ce secteur est particulièrement féminisé, de nombreuses inégalités y persistent, qui nécessitent que l’on s’y intéresse.

Scarlett Wilson-Courvoisier  • 14 février 2019 abonné·es
Une ESS en rose et bleu ?
© photo : Une salariée de l’association Rejoue, qui répare des jouets. crédit : FRANCOIS GUILLOT/AFP

S’il n’y avait en ce début d’année qu’une ou deux bonnes raisons d’espérer des champs de progrès pour notre modèle républicain, social et démocratique, si mal-portant ces temps-ci, ce seraient la cause des femmes et la cause écologique. Les deux problématiques sont d’ailleurs liées. Comme la nature, la femme, depuis des siècles, est spoliée, exploitée, massacrée, violée, chosifiée, infantilisée, son corps transformé en champ de bataille à l’occasion.

Cette société dirigée « de main de maître » par des hommes repose sur une vision archaïque qui dépend « d’un travail de la pensée réalisé par nos lointains ancêtres […] sous forme de la symbolisation de l’espèce humaine à partir de l’observation et de l’interprétation de faits biologiques notables. […] Cette symbolisation est fondatrice de l’ordre social et des clivages mentaux toujours présents même dans les sociétés occidentales les plus développées. L’inégalité entre l’homme et la femme n’est pas un effet de la nature (1) », elle est une

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Économie
Temps de lecture : 6 minutes