« Vice »

Une charge politique qui manque d’alacrité et finit même par se désamorcer

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Dick Cheney a été vice-président des États-Unis sous les deux mandats de George W. Bush. Le premier eut une énorme influence sur le second, inexpérimenté et d’une intelligence politique modérée, au point que Dick Cheney passe pour avoir été le détenteur d’un pouvoir considérable et inhabituel à ce poste. Adam McKay, l’auteur de comédies telles que Frangins malgré eux (2008), a mis en scène ce pouvoir dans Vice, notamment le coup d’État insidieux qui aurait été opéré au sein de la démocratie états-unienne.

Adam McKay montre un Cheney sans charisme, un monstre froid d’ambition, tout en déployant une ironie potache qui se voudrait destructrice, avec ce côté lourdingue qu’on retrouve chez Michael Moore (dont le dernier film visait, lui, Donald Trump). Vice offre à Christian Bale, qui interprète Dick Cheney, l’occasion d’une nouvelle performance, en particulier physique. Ce goût de la performance formelle est d’ailleurs un peu trop voyant. D’où une charge politique qui manque d’alacrité et finit même par se désamorcer.

Vice, Adam McKay, 2 h 12.


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