Décloisonner les luttes

Les contacts entre militants, jeunes pour le climat et gilets jaunes se multiplient, avec l’espoir qu’un rapprochement est possible.

Dans le cortège parisien de la Marche du siècle, une pancarte résumait l’esprit général : « Tous dans le même bateau ». Ce samedi 16 mars, devaient converger dans la capitale l’acte 18 des gilets jaunes, la Marche des solidarités luttant contre tous les racismes d’État et une grande Marche pour le climat, dont l’un des slogans répétait l’envie d’unir les forces : « Fin du monde, fin du mois, même combat ! » Des gilets jaunes parsemaient les rangs des milliers de citoyens venus exprimer leurs inquiétudes quant à l’inaction des gouvernements pour préserver la planète.

Les moments de retrouvailles des figures des différents mouvements ou collectifs engagés dans ce projet de convergence des luttes se sont multipliés, que ce soit sur la scène, place de la République, à l’arrivée de la marche, ou deux jours plus tôt, à la Bourse du travail à Paris, pour la soirée « Fin du grand débat, début du grand débarras ! ». La salle Croizat débordait en nombre de personnes, en décibels et en effervescence à chaque nouvel intervenant : Camille, représentant les jeunes en grève pour le climat, Jérome Rodrigues et Priscillia Ludosky pour les gilets jaunes, Juan Branco, avocat, ou encore le comité Vérité et justice pour Adama Traoré. Tous n’avaient qu’une ambition : que ce samedi soit « le point de rupture ». Dans les faits, ce ne fut pas vraiment le cas, mais des pierres continuent d’être posées pour y parvenir.

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