Geneviève Legay, la pacifiste jetée à terre

La violence d'État a fait une nouvelle victime, samedi à Nice, en la personne de la porte-parole départementale d’Attac 06, tombée au cours d'une charge policière disproportionnée.

Paternalistes, condescendants, indignes, déplacés… Les propos d’Emmanuel Macron souhaitant « un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse » à la porte-parole départementale d’Attac grièvement blessée lors d’une manifestation interdite à Nice ont fait polémique. À raison. Car le président de la République, qui s’exprimait dans Nice-Matin (25 mars), n’a émis nul regret des blessures – plusieurs fractures au crâne, au rocher (oreille interne) et des hématomes sous-duraux – infligées à Geneviève Legay, 73 ans.

Alors que cette dernière était encore à l’hôpital, le chef de l’État lui faisait la leçon : « Quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci. » Des propos aussi indécents que ceux tenus par le ministre délégué chargé de la Sécurité, Robert Pandraud, après la mort de Malik Oussekine, frappé à mort par une équipe de « voltigeurs » le 6 décembre 1986 à Paris : « Si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais de faire le con dans la nuit. » Nos aînés devraient donc s’abstenir d’exprimer leurs convictions politiques, comme le faisait Geneviève Legay avec son drapeau « Paix » multicolore ?

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