Guiti News : Partager l’info

Tout juste créé, le site Guiti News réunit des journalistes français et réfugiés. Un projet social et culturel passionnant, abordant tous les sujets par le prisme des migrations.

La réforme du droit d’asile de juillet 2015 inscrit officiellement que l’orientation sexuelle peut constituer un motif de persécution. Néanmoins, les demandeurs d’asile LGBT sont souvent confrontés aux rigueurs arbitraires de l’administration française dans leur parcours. Comme en témoigne Subir et ne rien dire, reportage vidéo signé Coline Bijon, Abdallah Hassan et Alix Lafosse, consacré au difficile chemin des demandeurs d’asile LGBT et diffusé sur Guiti News (1). Ainsi, « tous les pays ne criminalisent ou ne pénalisent pas l’homosexualité, mais dans certains pays les homosexuels sont réellement en danger », relève Thierry Moulin, coprésident de l’Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l’immigration et au séjour (Ardhis), qui accompagne les couples binationaux dans leurs démarches administratives.

Selon l’association Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), on estime à 5 % ou 6 % en France la part de demandes d’asile émanant de réfugiés LGBT. Avant l’entretien individuel, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) accorde 21 jours pour délivrer un récit écrit « en donnant des éléments circonstanciés ». Tous doivent convaincre de « persécutions vécues ou craintes » dans leur pays d’origine. Outre la précarité qu’implique une demande d’asile, nombreux sont ceux témoignant des difficultés à devoir prouver leur homosexualité à une administration froide et distante. D’autres craignent un regain d’hostilité envers les personnes LGBT. « C’était plus facile dans les années 1980, on n’entendait pas trop ce qu’on entend aujourd’hui sur les étrangers, sur la fermeture des frontières », souligne amèrement l’un d’eux, John Velez, maquilleur et formateur colombien. Tel est l’un des enseignements de ce reportage.

Sur le même site, un reportage photo de Mortaza Behboudi et Sofia Fischer propose une galerie de portraits de personnes venues de différents pays, à qui l’on a demandé de poser avec un objet représentant leur origine et leur parcours. Une série « pour se raconter soi, son voyage, ce qu’on y a gagné et perdu ». Un article revient sur le décret officialisant le fichage national des mineurs isolés, un autre évoque l’achat de son premier maillot de bain par une femme africaine, tandis que des dessins, sous la rubrique « L’œil de Doudou », de son vrai nom Gaspard Njock, dessinateur de presse camerounais (auteur notamment de la bande dessinée Un voyage sans retour), au trait incisif, animent joyeusement ou ironiquement la page d’accueil.

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