Raphaël Glucksmann : tout ça pour ça

L'essayiste médiatique s'est donc lancé dans la course aux européennes… avec le PS.

J e n’ai pas spécialement envie d’être candidat aux élections européennes ou à la présidentielle », promettait-il à Politis avant l’hiver (n° 1526, 8 novembre). C’est peut-être l’usage de l’adverbe « spécialement » qui préfigurait la candidature de Raphaël Glucksmann pour le scrutin européen, annoncée en grande pompe vendredi 15 mars, sur France Inter. Mais que ceux qui redouteraient une campagne solitaire pour le fondateur de Place publique se rassurent : il s’est allié avec le Parti socialiste. Outre la question des lignes politiques et de l’intérêt, ou non, de sauver la social-démocratie, cet accord fait voler en éclats les intentions de rassemblement de la gauche (EELV, Génération·s, PCF…) prônées par l’ancienne éminence grise du président (de centre-droit) géorgien, Mikheil Saakachvili. Pour le PS, qui a entériné l’alliance dès le lendemain lors d’un conseil national, la prise est belle, trop belle, presque inespérée. Alors que le parti peine à atteindre, selon les sondages, les 5 % d’intentions de vote (seuil nécessaire pour décrocher des élus), Raphaël Glucksmann fait ici figure de sauveur. La réputation de l’essayiste n’est pas entachée par les errances du parti, il est populaire et médiatique, et… c’est un intellectuel. « Cela montre que le Parti socialiste est encore capable d’attirer des penseurs », se félicite un cadre du parti.

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