« Isidore Isou » : Débordement vers l’infini

L’exposition « Isidore Isou » permet de redécouvrir l’œuvre titanesque d’un créateur aussi iconoclaste que prolifique.

On ne peut que se réjouir de l’initiative prise par le Centre Pompidou de consacrer une exposition à Isidore Isou, personnage fascinant qui reste relativement méconnu. Arrivé à Paris en août 1945 à l’issue d’un long périple à travers l’Europe, Isou contribue à l’ébullition de Saint-Germain-des-Prés en prenant part à divers scandales et en impulsant en 1946 le mouvement lettriste, qui vise à révolutionner la poésie autant que la vie.

Projeté en continu dans l’exposition, le long-métrage Traité de bave et d’éternité (1951) constitue l’un des plus hauts forfaits de l’artiste – d’une audace toujours aussi éclatante. Grand inventeur de concepts, Isou y applique deux principes formels peu consensuels : la ciselure (altération de la pellicule) et la discrépance (disjonction radicale de la bande-son et de la bande-image).

Mort en 2007, à l’âge de 82 ans, ce créateur infatigable laisse derrière lui un corpus d’une ampleur considérable agrégeant de multiples disciplines – de la littérature aux arts plastiques en passant par le cinéma, l’architecture, l’économie ou encore l’érotologie, science de l’amour qu’il développe en particulier dans le livre Initiation à la haute volupté (1960). À la fois roman et traité, cet ouvrage est constitué de planches sur papier-calque mêlant textes et dessins, plusieurs étant visibles ici.

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