« Marcher jusqu’au soir », de Lydie Salvayre : Drôle d’endroit pour une rencontre
Dans Marcher jusqu’au soir, Lydie Salvayre évoque avec rage et humour son rapport tumultueux à l’art au long d’un parcours introspectif.
dans l’hebdo N° 1549 Acheter ce numéro

Soudain, Lydie Salvayre écrit en lettres majuscules : « Regarder ces œuvres m’est une corvée et je me fais violence en continuant cette expérience à la con. » Cette « expérience à la con » a consisté à passer toute une nuit au musée Picasso, à Paris, alors que s’y tenait l’exposition Picasso-Giacometti (c’était durant l’hiver 2016-2017), pour éventuellement en tirer un livre.
Quand elle trace cette phrase sur l’écran de son ordinateur, au milieu de la nuit, la lauréate du Goncourt 2014 a la rage. Entre elle et L’homme qui marche, la sculpture qu’elle aime plus particulièrement, avec laquelle elle espérait entrer dans un dialogue intime, il ne se passe rien. Nada. « Je voyais [l’œuvre de Giacometti] comme séparée de moi par une paroi invisible », écrit-elle.
Qu’est-ce qui cloche ? C’est toute la question de Marcher jusqu’au soir, qui provoque chez Lydie Salvayre d’abord un mouvement de rogne qui
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